
| Tourisme sexuel |
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Qu‘est ce que le tourisme sexuel ?En quête d'exotisme, des milliers de voyageurs parcourent la planète et font escale dans des pays o๠la loi est plus souple et o๠les enfants de dix (10) ans vendent leurs corps pour survivre. Le tourisme sexuel est un véritable esclavagisme sexuel dont les victimes sont souvent exploitées, parfois jusqu'à la mort, et dont les auteurs sont mal identifiés et peu contrôlables. Ce commerce regroupe trois (3) formes : - La prostitution : elle représente la plus grande part de ce tourisme sexuel. Dans des pays o๠un travail normal ne permet pas de survivre, une partie de la population, prête à tout pour se nourrir, se vend à des prix dérisoires. La prostitution est facilement identifiable puisque les prostituées se montrent aux clients éventuels et ne se cachent pas des autorités - Les voyages sexuels : des voyages organisés par des agences de voyages dans le seul but de faire découvrir les pratiques sexuelles d'un autre pays ou, plus précisément, d'assouvir les pulsions les plus viles de leur client - La pratique du copinage : des jeunes femmes devenant les amies et accompagnatrices privilégiées du touriste. Elle profite ainsi de leur train de vie
Quels sont les pays concernés ?
1/ Les pays concernés :Les régions les plus touchées sont l'Asie (le plus touché) et l'Amérique latine, suivies de l‘Afrique, l‘Amérique du Nord et l‘Europe de l'Est En Afrique, la pauvreté et les guerres sont les principaux facteurs de développement du tourisme sexuel.
2/ L‘Europe de l‘est :Après l'effondrement du bloc communiste, le trafic d'enfants vers l'Europe de l'Ouest et les à‰tats-Unis ne cesse de croître. La paupérisation de l'Europe de l'Est est à l'origine du développement de cette forme de tourisme devenu un moyen de survie en Estonie, Lituanie, Russie, Pologne, Albanie et Roumanie.
3/ L‘Europe de l‘ouest :L‘Europe de l‘Ouest est également concernée. Il y aurait entre 10 et 15 000 prostituées à Paris, dont un certain nombre de filles en provenance des pays de l'Est. Ce trafic, déjà fortement présent en Belgique, en Allemagne et en Italie, connaît un fort accroissement ces derniers temps en France.
Que faire? Quelle mobilisation ?
1/ Mobilisation des professionnels du tourisme :Les tours opérateurs, les voyagistes, les compagnies aériennes se sont mobilisés pour sensibiliser leurs clients et les informer des risques judiciaires qu'ils encourent à leur retour. Des prospectus sont distribués et certaines compagnies aériennes diffusent une vidéo lors des voyages à destinations sensibles.
2/ Convention Internationale des Droits de l'enfant :En 1989, 191 Etats ont ratifié la Convention Internationale des Droits de l'enfant. Elle pose les bases de la lutte contre la prostitution enfantine en imposant aux Etats de prendre des mesures pour empêcher que les enfants ne soient (article 34 de la convention) : - Contraints à se livrer à une activité sexuelle - Exploités à des fins sexuelles ou pornographiques
3/ Mobilisation des associations :Des associations luttent contre le tourisme sexuel et viennent en aide aux enfants, comme par exemple l'association contre la prostitution enfantine (ACPE) ou le mouvement du nid. Suite au Congrès mondial de Stockholm d'août 1996, contre l'exploitation sexuelle d'enfants à des fins commerciales, l'Union Européenne a pris conscience de l'ampleur du phénomène. Des recommandations ont été faites aux Etats membres pour combler les vides juridiques qui laissaient ces crimes impunis.
Quelle répression ?
1/ Application de la loi pénale française :La loi pénale française s'applique : - Aux français - Aux personnes résidant habituellement sur le territoire français.
2/ Loi du 1er février 2004 :La loi du 1er février 1994, dite d'extraterritorialité, permet de poursuivre et de juger en France : un français accusé d'un acte sexuel, commis à l'étranger, sur un mineur de moins de quinze (15) ans contre rémunération, même si dans ce pays ce délit n'est pas réprimé. L‘application de la loi française a été étendue pour l'ensemble des crimes ou délits sexuels commis contre des mineurs à l'étranger.
3/ La loi du 23 mars 2006 :La loi du 23 mars 2006, renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs, traite également de cette question du tourisme sexuel. Des poursuites pénales peuvent être engagées contre du proxénétisme à l´égard d´un mineur (article 16 de la loi).
4/ Qu‘est ce qu‘ils risquent ?Les juges peuvent prononcer une interdiction de quitter, pour une durée maximale de cinq (5) ans, le territoire à l´encontre de l´auteur d´un viol ou d´une autre agression sexuelle contre un mineur (article 15 de la loi). Le procureur peut ordonner l´inscription des empreintes génétiques d´une personne condamnée par une juridiction étrangère pour des infractions sexuelles dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (article 17 de la loi). Le tourisme sexuel peut être associé à un viol ou à une agression sexuelle, que ce soit à l‘encontre d‘un enfant ou d‘un adulte. Il peut donc être sanctionné comme tel (Interpol)
Est-ce une cause de divorce ?Depuis le 1er janvier 2005, entrée en vigueur de la loi du 26 mai 2006 sur le divorce, le fait que le conjoint soit condamné à une peines grave d‘au moins dix (10) ans (peines prévues à l'article 131-1 du code pénal) ne constitue plus une faute cause de divorce. Néanmoins, le fait de pratiquer un tourisme sexuel est une violation grave des obligations du mariage, qu‘elle soit renouvelée ou non. Un divorce pour faute est donc possible.
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